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Friday, 15 January 2010

Werther (Jonas Kaufmann) : La plus belle voix au monde

Por cierto... Felicitats als meus amics de Barcelona, ells saben perqué ;-))) Me alegro tanto o mas que vosotros!!! :-)))


Photo Scholzshootpeople at JDD
Werther - (1892)MUSIC BY JULES MASSENET (1842-1912)
POEM BY EDOUARD BLAU, PAUL MILLIET AND GEORGES HARTMANN AFTER JOHANN WOLFG ANG VON GOETHE
Michel Plasson Conductor
Benoît Jacquot Stage Director
Charles Edwards Sets
Christian Gasc Costumes

Jonas Kaufmann Werther
Ludovic Tézier Albert
Alain Vernhes Le Bailli
Andreas Jäggi Schmidt
Christian Tréguier Johann
Sophie Koch Charlotte
Anne-Catherine Gillet Sophie

Paris Opera Orchestra and Chorus
Maîtrise des Hauts-de-Seine⁄ Paris Opera children's Chorus
Original Royal Opera House production, Covent Garden, London (2004), owned by the Opera national de Paris

A video from the lovely ESTI: Merci beaucoup!!!

And it wasn't me who said it :

First impressions from Paris:

Le JournalduDimanche - "Le héros de la soirée est le ténor allemand Jonas Kaufmann. Bien qu’il sorte épuisé de la fameuse mauvaise grippe au point d’avoir renoncé à chanter lors de la répétition générale, il a, hier soir, ébloui par une voix qui est sans doute la plus belle au monde, fulgurante, puissante avec un timbre rauque, une douceur ardente et poétique. Il a en outre tout pour lui : il est idéalement romantique avec un physique de jeune premier ombrageux, cheveux bouclés, regard langoureux. Sa diction en français, alors qu’il est de langue allemande, est impeccable. On comprend tout ce qu’il chante. Le fameux air "Pourquoi me réveiller, ô souffle du printemps" a été accueilli dans un silence intense."

AFP for LeMonde - "Voix idéalement sombre, fine musicalité, français soigné: le célèbre ténor allemand Jonas Kaufmann a fait jeudi soir à Paris des débuts captivants dans le rôle-titre du "Werther" de Massenet, campant avec justesse un jeune héros romantique sous l'oeil du cinéaste Benoît Jacquot... . Avec Jonas Kaufmann, le cinéaste est comblé: ce beau ténébreux au cheveux bouclés semble sorti de l'esprit de Goethe, dont "Les Souffrances du jeune Werther" inspireront à Jules Massenet son drame lyrique (1892). Son grain de voix concentré, la richesse de son timbre et sa maîtrise technique font merveille dans cette musique qui préfère le ton de la conversation à l'éclat. Le jeune quadragénaire offre notamment un "Pourquoi me réveiller" (acte III) de toute beauté. ... En peu de pas et de gestes, Jonas Kaufmann offre une forte présence. Son Werther esquisse un duo convaincant, où l'on se cherche, se frôle, s'évite ou s'étreint subtilement, avec la Charlotte de la mezzo française Sophie Koch, d'une sensibilité et d'un épanouissement remarquables. "

Le Monde review -"....Pour l'heure, Werther est incarné par "le" ténor du moment : l'Allemand Jonas Kaufmann. Timbre sublime (chaud, parfois "barytonant", "musqué"), musicalité exceptionnelle, très large palette de nuances, diction soignée (à quelques rares déviations phonétiques près). Ajoutez à cela des dons de comédien et une allure d'idole des matinées et vous obtenez un cocktail de qualités rarement réunies à l'opéra.....Peut-on oser tout de même l'expression d'une réserve ? S'il donne, grâce à un chuchotement extraordinaire, une crédibilité supplémentaire à la fin de l'ouvrage, le son "couvert" de sa voix, dans certaines nuances très douces, manque un peu de projection dans la grande salle de la Bastille, à laquelle on eût préféré le Palais Garnier. Mais Kaufmann attire les foules et la jauge de Bastille est plus importante que celle de l'opéra Garnier..."

Concertclassic - "Que Jonas Kaufmann paraisse avec ses lunettes de glacier et vous avez Werther devant vous. On aura beau gloser sur le timbre sombre – mais souvenons-nous que même George Thill mettait beaucoup d’ombre à son Werther – cette voix vous étreint, elle vous prend au plexus solaire, et dès deux paroles dites vous êtes vous aussi un peu Werther, transporté dans les secrets du personnage. "

L'Avant-Scène Opéra - "Gageons que si Massenet avait entendu son Werther chanté par Jonas Kaufmann, il n’aurait pas ressenti le besoin de recomposer sa partition dans une version pour baryton par dépit d’entendre une voix de ténor trop stentoriser son anti-héros. D’un raccourci familier, on pourrait dire que Kaufmann est le « deux-en-un » de la voix mâle : aigus projetés et couleur sombrée, exploit du forçage vocal propre à la tessiture de ténor – celui-là même qui dresse l’épiderme quand arrive le contre-Ut – et style suprêmement intérieur – ce qu’on aime chez nos grands barytons, cette noblesse élégante et pudique. A ceux qui préfèrent Philippe à Don Carlos, ou une forêt flamboyante d’été indien au soleil cru d’un port crétois, ou encore Maurice Ronet à Daniel Craig… on recommandera d’entendre une fois, un jour, Kaufmann chanter « Pourquoi me réveiller », enfin en point d’interrogation désolé et non en question vulgairement assenée – lui qui nous offre en outre une leçon de chant définitive. Palette de nuances et de registres en dégradés à faire frémir ses confrères ténors de la planète, diction de mélodiste français, subtilité et ductilité de la couleur et de l’intention : plus qu’un grand Werther ou qu’un grand ténor, un grand, très grand, musicien. Faut-il signaler quelques moments où l’on sentait le chanteur protéger une éventuelle fragilité du soir en n’osant pas tout donner… oui, pour ajouter encore à l’hommage au technicien, puisque même contenus, le style et l’idée étaient là."

Altamusica - "La présence même de Jonas Kaufmann, ténébreuse, presque chétive lors de son apparition durant le prélude, avant que Noël ait pollué l’air de juillet, dit tout cela immédiatement. Jamais son romantisme ne s’hystérise. Il est l’image d’une mélancolie intériorisée qui sitôt que la voix s’élève laisse absolument pantois devant la somptuosité d’un timbre puissamment mâle, dont le cuivre sait se lézarder en pianissimi rêvés. Dans un français toujours altier, le ténor allemand chante tout, absolument tout en poète. "

And here what do the opera goers say? read ODB

And there is a little video on arte.tv

Word of advice, if i may :-) Do read the entire reviews as the whole cast was excellent and Tezier, Koch and Gillet deserve the praise for their outstanding performance as well!

Oh and there was this article as well by Thierry Hilleriteau in Le Figaro in advance of the premiere, something about a .. "soleil noir" ;-)))) Definitely need to get myself a pair of proper sunglasses :-p

I'm thrilled!!! more to come :-)